Les grands voyages, c’est pour les jeunes ou les retraités. Quand tu as des enfants, c’est impossible”.

(croyance populaire désuette)

Impossible ? En voilà une idée qu’elle est fausse ! Et pourtant, suggérez simplement devant cinq ou six personnes que vous souhaiteriez partir quatre mois avec des enfants, et vos chances d’échapper à ce genre d’objections sont aussi minces que celles de surprendre Justin Bieber en train de lire un livre sans images à colorier.

La raison numéro un de ces a-priori, c’est bien sûr – à l’exception des enfants de moins de trois mois – l’école, et plus précisément la crainte que vos bambins se retrouvent exclus du système, coincés devant la porte close de l’ascenseur social, condamnés à une vie de précarité, où leurs seules options seront d’être à la rue ou d’intégrer un boys band. Bref, la mort sociale.

Pourtant, la bonne vieille école – celle “en dur”, avec sa marelle sur le sol de la cour de récré et ses surveillants barbus en costume de velours côtelé (rapiécé aux coudes) – n’est pas la seule option.
Alors, peut-on survivre en passant du temps loin de l’école, et si oui, comment ? Voici quelques éléments de réponse.

Alternative N° 1 : Le prof, c’est moi !

Pour ceux et celles qui ont toujours rêvé de passer de l’autre côté de l’estrade, un voyage au long cours peut être l’occasion de vous lancer dans la grande aventure du homeschooling.

Même si la traduction littérale du mot dans la langue de Dick Rivers est enseignement à domicile, le principe est évidemment utilisable pour les parents voyageurs. C’est en général à ce moment-là que ceux qui ont prononcé la phrase en haut de cet article, plissent le front et ajoutent:

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mais, tu ne peux pas faire ça, l’école est obligatoire à leur âge !

A votre charge de les rassurer et de leur apprendre par la même occasion qu’en France – comme dans beaucoup de pays, du reste – ce n’est pas l’école qui est obligatoire, mais l’instruction. Or celle-ci peut être assurée par les parents, sous les condition d’une déclaration préalable et de se soumettre à un contrôle d’académie au moins une fois par an. Il s’agit d’un droit fondamental, quelques textes officiels en fin d’article vous en diront plus.

Reste la question du contrôle d’académie. Celui-ci ne porte plus depuis quelques temps sur les programmes scolaires, mais sur les notions fondamentales. Enfin, sachez qu’il existe des inspecteurs d’académie à l’étranger, même si ceux-ci sont naturellement plus simple à mettre en place pour les expatriés que pour les parents itinérants.
Pour trouver la solution la plus adaptée à votre projet et à l’âge de vos poussins, n’hésitez pas à vous rapprocher 3 ou 4 mois avant le départ de l’académie dont vous dépendez.

Quant à connaître les programmes (à moins d’avoir votre propre méthode d’éducation, vous en aurez besoin), l’éducation nationale s’est mis au diapason du net et met désormais à disposition l’ensemble des programmes sur le site Académie en ligne.

Alternative N° 2 : L’enseignement à distance

Si vous êtes de ceux qui ne sentent pas l’âme d’un prof en herbe, ou si vous êtes attachés à ce que le programme soit encadré par des équipes enseignantes, pas de panique, il existe la solution classique du CNED. Longtemps pénalisante de par la quantité de livres à transporter, les choses se sont là aussi pas mal modernisée avec la possibilité très appréciable d’avoir les cours sur support CD.
Reste que ce choix vient avec ses avantages (véritable prof en charge des copies et contactable par tel ou par mail) et ses inconvénients (devoirs à rendre régulièrement, ce qui peut s’avérer complexe en déplacement).

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Alternative N° 3 : L’école in situ

Selon la destination et la durée de vos escales (ou de votre séjour) il vous reste l’option de chercher une école francophone où inscrire temporairement votre enfant. Ici, tellement de paramètres entrent en compte qu’il est difficile de prédire si les enseignements dispensés seront conformes et/ou synchronisés avec le programme que vous suiviez, mais dans tous les cas de figure, cette expérience aura nécessairement quelques bénéfices: aller à la rencontre des enfants du coin, découvrir peut-être d’autres façons d’enseigner et tout simplement garder le contact avec un milieu scolaire collectif.

Pour conclure

La question de l’enseignement n’est clairement pas un point à négliger, et même si la perspective de devoir gérer les cours et/ou devoirs en déplacement peut sembler vertigineuse, il n’en reste pas moins que des solutions existent, et que cette problématique de scolarisation n’est donc pas – pour peu qu’on se donne les moyens de le surmonter – un obstacle aux grands voyages en famille.
Et il va de soi que l’ouverture au vaste monde, au-delà des jolies cartes postales, constitue en soi une des écoles les plus riches qui soient.

Ayez juste confiance en vos poussins pour en tirer les enseignements qu’aucun manuel scolaire, aussi réussi soit-il, ne pourrait leur offrir.

Sources:

L’obligation scolaire (site du ministère de l’éducation nationale)
Page du Sénat sur l’enseignement

 

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